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Cabinet de référence pour la représentation fiscale TVA, la mise en conformité et l'accompagnement des sociétés non établies en France. Interlocuteur dédié, suivi multilingue.
Visiter le siteIdentifiez le cabinet qui pilotera votre récupération TVA étrangère 13e directive et 8e directive, du tri des factures éligibles jusqu'au virement du remboursement par chaque administration en 2026.
La récupération TVA étrangère 13e directive et 8e directive permet à une entreprise de récupérer la taxe sur la valeur ajoutée qu'elle a supportée sur des dépenses professionnelles engagées dans un autre pays, où elle n'est ni établie ni identifiée. Les voyages d'affaires, les salons professionnels, la formation, le carburant, la location de véhicules, les transports de marchandises ou l'hébergement dans un hôtel berlinois, italien, espagnol ou britannique génèrent des montants de TVA qui, correctement instruits, reviennent sur le compte bancaire de l'entreprise dans un délai de quelques mois.
Cette page détaille les deux régimes européens, les conditions d'éligibilité, les portails nationaux, les missions confiées à un cabinet spécialisé, les critères de choix, les honoraires en 2026, et l'articulation avec l'audit TVA internationale, la mise en conformité TVA et le pilotage OSS IOSS pour l'e-commerce.
Sélection éditoriale indépendante, construite à partir de leur périmètre d'intervention, leur visibilité professionnelle et la clarté de leurs offres. L'ordre d'affichage ne constitue pas un classement officiel.
Cabinet de référence pour la représentation fiscale TVA, la mise en conformité et l'accompagnement des sociétés non établies en France. Interlocuteur dédié, suivi multilingue.
Visiter le siteSpécialiste des flux intra-UE, du guichet unique OSS et IOSS, des déclarations CA3 et DEB, avec une expertise reconnue sur le e-commerce international.
Visiter le siteMissions ciblées sur l'immatriculation à la TVA française, la récupération de TVA étrangère (8e et 13e directive) et l'audit des flux internationaux.
Visiter le siteLa directive 2008/9/CE, dite 8e directive, encadre le remboursement de la TVA acquittée dans un autre État membre de l'Union européenne par une entreprise établie dans l'UE. La demande est déposée par voie électronique sur le portail de l'État de résidence (en France, via impots.gouv.fr, espace professionnel, rubrique « TVA, demande de remboursement de TVA supportée dans un autre État membre »), qui transmet le dossier à l'administration fiscale du pays de dépense. Le délai maximal prévu par la directive est de quatre mois à compter de la réception, portés à huit mois en cas de demande de compléments.
La directive 86/560/CEE, dite 13e directive, régit le remboursement aux entreprises établies hors de l'Union européenne. Chaque État membre fixe ses propres modalités, sous réserve du principe de réciprocité : la France n'accepte les demandes que des entreprises établies dans les pays qui remboursent eux-mêmes la TVA aux entreprises françaises. La liste des pays bénéficiant de la réciprocité française figure au BOFIP, rubrique BOI-TVA-DED-50-20-30-30. Dans l'autre sens, la récupération française dans certains États tiers peut être lente, coûteuse, ou simplement impossible lorsque la réciprocité n'est pas reconnue.
Le remboursement transite toujours par l'administration fiscale du pays de dépense. Les seuils minimaux de demande sont de 400 euros pour une demande trimestrielle et 50 euros pour une demande annuelle en 8e directive, avec des équivalents fixés par chaque État membre pour la 13e directive. En-deçà, la demande est irrecevable et la TVA reste définitivement perdue.
Sont éligibles les dépenses professionnelles engagées dans le pays de remboursement, facturées avec TVA par un assujetti local, non déjà remboursées, et conformes aux règles locales de droit à déduction. Certaines dépenses sont spécifiquement exclues selon l'État membre : alcool, tabac et achats de luxe en Allemagne, hôtellerie et restauration en Italie pour les administrateurs, frais de représentation en Espagne, taxe sur les véhicules privés au Portugal. Chaque cabinet tient à jour une matrice d'éligibilité par poste de dépense et par pays.
| Poste de dépense | Éligibilité intra-UE | Exclusions fréquentes |
|---|---|---|
| Hôtels et restauration | Large, selon pays | DE, IT (administrateurs), HR |
| Salons, conférences | Très large | Ponctuelles |
| Carburant et péage | Partielle | Essence voitures de tourisme dans de nombreux pays |
| Location de véhicules | Partielle | Véhicules de tourisme, exclusions locales |
| Transport de marchandises | Large | Peu d'exclusions |
| Formation et recrutement | Très large | Peu d'exclusions |
Les échéances sont strictes. En 8e directive, la demande annuelle doit être déposée au plus tard le 30 septembre de l'année suivant celle de la dépense. En 13e directive, le 30 juin de l'année suivante est la date-butoir pour la France, d'autres pays pratiquant des dates différentes (30 juin en Allemagne, 30 septembre en Italie). Un oubli de délai entraîne la perte définitive du droit. Les meilleurs cabinets mettent en place un planning multi-pays qui regroupe les demandes par échéance, évitant le risque de prescription.
La prestation combine collecte documentaire, ingénierie fiscale et suivi administratif multi-pays. Huit missions concrètes structurent le service.
Les livrables incluent un tableau de bord par pays et par exercice, les accusés de dépôt, les décisions d'acceptation ou de refus, un rapport d'écart, et la note annuelle de bouclage. La valeur ajoutée se mesure à la fois sur le montant effectivement récupéré, sur la réduction du risque de prescription et sur la montée en compétence des équipes internes.
Le graphique ci-dessous présente les délais moyens observés entre le dépôt d'une demande complète et le virement effectif, pour les principaux pays de dépense. Ces valeurs, compilées à partir de retours terrain de cabinets spécialisés, servent à calibrer la trésorerie prévisionnelle et à prioriser les pays pour un premier chantier de récupération.
Quatre critères structurent le choix. Premier, la couverture géographique réelle. Un cabinet français qui sous-traite l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne à des correspondants locaux maîtrise mal les délais et les spécificités. Les meilleurs acteurs opèrent en direct dans les 25 à 30 pays à fort potentiel (UE, Royaume-Uni, Suisse, Norvège, Canada, Émirats).
Deuxième, l'automatisation de la collecte. Une plateforme d'ingestion qui se connecte à SAP Concur, Expensya, Workday ou Cegid Note de frais transforme une prestation chronophage en flux industriel. Les cabinets les mieux équipés traitent plusieurs dizaines de milliers de factures par trimestre sans erreur.
Troisième, la solidité juridique sur les refus partiels. Un cabinet qui ne conteste jamais un refus accepte de fait une perte de rendement. Les cabinets performants engagent des recours sur 10 à 20 pour cent des dossiers refusés, avec un taux de succès de 40 à 60 pour cent sur les contentieux correctement argumentés.
Quatrième, la transparence de la facturation. Le modèle dominant est un pourcentage sur le montant récupéré (10 à 20 pour cent en 8e directive, 15 à 25 pour cent en 13e directive). Exiger la répartition coût fixe/coût variable, les frais de recours, les frais de traduction et les conditions d'arrêt anticipé protège contre les factures surprises.
Le marché regroupe trois familles. Les pure-players internationaux (VAT IT, Taxback International, Meridian, Cash Back) opèrent à l'échelle de 40 pays et plus, facturent au pourcentage, et outillent fortement leurs opérations. Les cabinets fiscaux intégrés (Fidal, Taj, EY, KPMG) gèrent la récupération TVA étrangère comme une brique de leur offre fiscale globale, avec un tarif plus élevé mais une articulation fine avec la compliance TVA française. Les Représentants Fiscaux Accrédités (Fiscal Partner, Fiscal Connexion, Experts TVA, TEVEA International, Accréditéco) proposent une offre intégrée particulièrement utile pour les clients déjà accompagnés sur l'immatriculation TVA ou la représentation fiscale.
Les retours terrain soulignent trois facteurs de succès : un sponsor interne fort (DAF ou directeur des achats), une campagne de sensibilisation auprès des équipes voyage pour imposer la capture TVA dès la réservation, et un arbitrage lucide entre pays à haut rendement (Allemagne, Pays-Bas, Suisse, Luxembourg) et pays à faible rendement (Portugal, Grèce, Hongrie) où les frais de traitement peuvent excéder la TVA récupérée. À l'inverse, les erreurs typiques incluent la sous-estimation du stock de factures électroniques à requalifier, l'absence de politique interne sur les factures au nom du salarié plutôt que de l'entreprise, et le dépôt de demandes incomplètes générant des rejets en chaîne.
Un groupe de taille intermédiaire qui industrialise sa récupération sur 15 pays reporte généralement un gain net de 0,15 à 0,40 pour cent de son chiffre d'affaires, et une réduction de 30 à 50 pour cent du délai moyen d'encaissement grâce à la plateformisation.
| Cabinet | SIREN | Spécialités | Fiche publique |
|---|---|---|---|
| Accréditéco | 420 759 201 | TVA Représentation fiscale | Pappers |
| Société Accréditée de Représentation Fiscale (SARF) | 325 624 914 | TVA Plus-value immobilière | Pappers |
| Sarf Azur | 399 248 160 | Plus-value immobilière Côte d'Azur | Pappers |
| Financière Accréditée | 504 937 053 | TVA Mandat ponctuel | Pappers |
| La Représentation Fiscale | 632 009 122 | TVA Accises | Pappers |
| TEVEA INTERNATIONAL | 331 270 280 | TVA E-commerce OSS/IOSS | Pappers |
| Authorized Tax Representative (ATR) | 504 378 670 | TVA Multilingue | Pappers |
| GPB Accrédité | 824 299 408 | TVA Flux intra-UE | Pappers |
| Honoré Patrimoine | 752 484 568 | Plus-value immobilière Patrimoine | Pappers |
Le modèle dominant reste le pourcentage sur le montant net récupéré. En 8e directive intra-UE, la fourchette observée va de 10 à 20 pour cent, les gros volumes (au-delà de 250 000 euros récupérés par an) se négociant à 8 pour cent. En 13e directive, le pourcentage monte à 15 ou 25 pour cent en raison de la complexité et des délais plus longs. Certains cabinets proposent un forfait par pays (600 à 1 500 euros hors taxes par dossier annuel) lorsque le volume est prévisible.
Les frais spécifiques à surveiller incluent les coûts de numérisation et de stockage des factures originales (le papier reste exigé par plusieurs pays hors UE), les frais de recours contentieux facturés au temps passé (220 à 380 euros hors taxes de l'heure), et les frais de mise en place de la plateforme d'ingestion comptable (de 0 à 5 000 euros selon l'ERP). Un devis sérieux précise la base de calcul, les seuils minimaux, les frais fixes éventuels et la durée contractuelle (généralement annuelle renouvelable par tacite reconduction).
400 euros de TVA récupérable pour une demande trimestrielle, 50 euros pour une demande annuelle. Chaque État membre peut fixer des équivalents en devise locale. En dessous, la demande est irrecevable.
Oui, via la procédure 13e directive, sous réserve de la réciprocité reconnue entre la France et la Suisse. Le dossier se dépose directement auprès de l'administration française (service de remboursement de la TVA aux assujettis étrangers, direction des impôts des non-résidents) avant le 30 juin de l'année suivante.
Cela dépend du pays. En Allemagne, l'hôtellerie est récupérable mais la restauration est soumise à des restrictions. En Italie, certaines dépenses d'administrateurs sont exclues. En France, la TVA sur la restauration est récupérable sous conditions pour les assujettis étrangers. La matrice pays par pays est indispensable.
Quatre mois en 8e directive pour un dossier sans demande complémentaire, huit mois avec demande de pièces. En 13e directive, les délais vont de 3 mois (Luxembourg, Pays-Bas) à plus de 12 mois (Italie, certains dossiers espagnols). Les délais moyens par pays sont visualisés dans le graphique ci-dessus.
Un refus partiel ou total peut faire l'objet d'un recours hiérarchique dans le délai prévu par le droit local (souvent deux mois), puis d'un recours contentieux devant les juridictions administratives de l'État membre. Les cabinets spécialisés maîtrisent ces procédures. Un taux de succès de 40 à 60 pour cent est réaliste sur les recours bien argumentés.
Oui. Un audit de mise en conformité (voir la page mise en conformité TVA) identifie souvent des factures étrangères non récupérées dans les trois exercices ouverts à rectification. La coordination entre les deux équipes permet de rattraper ce stock avant prescription.
Notre équipe éditoriale vous oriente vers le cabinet accrédité adapté à votre situation (TVA, plus-value immobilière, e-commerce, flux intra-UE, accises).